S’asseoir ensemble, une deuxième fois

Après le vif intérêt pour la première rencontre de méditation du 1er novembre 2018, la Fontaine aux Religions a suscité une deuxième édition le 8 mai 2019.au même endroit, le centre bouddhiste Kalachakra, dans le 10ème arrondissement.

Sur les thèmes de la paix et de la liberté, cette année, quatre croyances ou sensibilités se sont exprimées : agnostique, bouddhiste, protestante et musulmane.

Première méditation, proposée par Isabelle Rambaud-Carassus

Cette première méditation, non religieuse, a été conduite dans un premier temps, selon les principes de la méditation de pleine conscience (centrage sur le moment présent avec prise de conscience du corps et de la respiration notamment). Dans un second temps, les participants étaient invités à laisser résonner en eux un texte, lu en silence  sur le thème de la paix (acceptation de ce qui est là, paix avec soi-même, paix avec les autres). 

Seconde méditation, proposée par Vénérable Elisabeth

Après  une explication sur la posture et un exercice respiratoire pour cultiver l’attention, la seconde méditation a porté  sur la cause des guerres et des conflits  que sont la haine de soi et des autres. Une technique de développement de l’amour a été  enseignée en tant qu’antidote à  la haine.

Troisième méditation, proposée par le pasteur Guy Balestier

Cette méditation protestante de la pleine présence a invité à focaliser notre attention sur notre être, corps et esprit, pour savourer le fait d’être et parce que nous sommes le temple du Saint Esprit ; ensuite sur l’Esprit qui est en nous en lui laissant la pleine place et en accueillant la paix, venant du Christ, qu’il donne ; enfin sur l’ouverture à la présence et l’amour de Dieu que permet l’Esprit afin de s’enraciner dans ce lien interpersonnel des enfants de Dieu qui sont artisans de paix.

Quatrième méditation, proposée par Abdelkader Al Andalussy Oukrid

Cette méditation a été menée suivant la méthode du « dhikr », qui consiste en une répétition rythmique du Nom de Dieu et de ses attributs sublimes en islam, ainsi que des invocations en chants spirituels. Il désigne à la fois la réminiscence, le souvenir du lien intime et ontologique à Dieu et la pratique qui avive ce lien. Pendant cette méditation, il y a eu une explication du sens étymologique des Noms sublimes de Dieu et un commentaire montrant leur prégnance dans la spiritualité musulmane, la relation à l’autre et la vie quotidienne, suivi d’un chant spirituel en écoute silencieuse introspective. 

Entre chaque séquence, Albane Beugnon joue de beaux intermèdes musicaux extraits de Vivaldi, Bach et Bizet.

Les participants échangent ensuite en petits groupes.

 Les quatre accompagnateurs dialoguent avec l’auditoire dont les sensibilités sont diverses, croyants et non croyants.

Deux idées émergent du débat. Il est indispensable de poursuivre ces méditations inspirées de croyances et de sensibilités très différentes. La prochaine séance de méditations aura lieu le 11 novembre 2019 au même endroit.

Et pourquoi pas aller plus loin et organiser une retraite inter-religieuse avec participation de non croyants de plusieurs jours, en résidentiel, du vendredi soir au dimanche soir ? C’est envisagé au printemps 2020 à la Ferté-Bernard, dans la Sarthe, dans des locaux de l’association des bouddhistes tibétains. 

Un agréable buffet végétarien, offert par la communauté tamoule hindouiste de Saint-Denis, conclut l’événement.

 

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